« Nous sommes prêts à libérer l’intégralité de notre population carcérale » : face aux accusations de torture de prisonniers, le président d’extrême droite du Salvador brasse du vent

Les condamnations se multiplient suite à la censure, par la chaîne CBS, d’un reportage sur le traitement des citoyens expulsés illégalement par l’administration Trump vers le Salvador. Son président d’extrême droite, Nayib Bukele, tente depuis d’esquiver les critiques en enchaînant les propositions irréalisables. Il propose notamment de « libérer l’intégralité de (sa) population carcérale vers tout pays disposé à les accueillir ».

Les détenus condamnés à être incarcéré au Centre de confinement du terrorisme (Centro de Confinamiento del Terrorismo, Cecot) du Salvador l’apprennent très vite : « Quiconque entre ici n’en ressort pas. » Parmi les établissements les plus opaques au monde, selon les groupes de défense des droits humains, il se retrouve au centre des préoccupations pour la gestion inhumaine systémique de ses prisonniers.

Le président autoritaire du Salvador, Nayib Bukele, a pourtant brandi, mardi 23 décembre, la possibilité d’en libérer tous les prisonniers. Loin d’être un virage humaniste du chef d’État d’extrême droite, cette sortie se veut être une réponse aux accusations de tortures commises dans la mégaprison de haute sécurité.

Depuis sa réélection, Donald Trump a fait du Cecot l’une des fondations de sa politique xénophobe et autoritaire dont les citoyens racisés, issus de l’immigration, sont les premières victimes. Le pouvoir salvadorien collabore ainsi en acceptant par........

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