Municipales 2026 : l’arsenal de Pierre-Édouard Stérin pour faire basculer des centaines de villes à l’extrême droite

L’ampleur exacte du phénomène ne se dessinera qu’a posteriori. Peut-être à l’occasion du contrôle de conformité sur les comptes de campagne, voire en cas de poursuites pour financement illégal de la vie politique… Ou quand les faux nez de certains candidats « sans étiquette » tomberont, au fil de l’eau, dans ces milliers de communes petites et moyennes.

Mais une chose est sûre : dans l’histoire politique récente de la France, les ingérences financières n’ont jamais joué un rôle aussi déterminant que dans ces municipales des 15 et 22 mars. Et elles consistent à aider directement à la victoire de l’extrême droite ou des droites extrêmes… Comme une forme de galop d’essai, décentralisé et sous les radars, des échéances déterminantes de 2027, présidentielle et législatives confondues.

« Préférence nationale », opposition au « wokisme »…

En parallèle de la machine de guerre médiatique que constitue l’empire de Vincent Bolloré, l’offensive doit beaucoup à Pierre-Édouard Stérin, propriétaire de Smartbox et milliardaire exilé fiscal en Belgique. À travers sa philanthropie mais aussi son officine politique, Périclès, dont l’Humanité avait dévoilé le projet visant, avec 150 millions d’euros sur dix ans, à faire gagner les droites extrêmes dans les têtes et dans les urnes.

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