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Dans « Ma maison est noire », Mina Kavani porte la colère de la poétesse Forough Farrokhzad

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22.02.2026

Aux Bouffes du Nord, dans « Ma maison est noire », l’actrice et metteuse en scène porte haut les mots de la poétesse iranienne, dont la colère n’a pas pris d’âge.

On connaissait Mina Kavani depuis I’m deranged, un solo sombre qui naviguait dans sa conscience tourmentée de jeune Iranienne contrainte à l’exil. S’y révélaient une présence et une voix puissante, forte de ses intensités. S’y révélait aussi une croyance dans ce que les outils du théâtre peuvent faire valoir aux côtés de mots complexes et de sentiments paradoxaux : ses mots se voyaient pris dans un découpage de lumières et de reflets aux accents expressionnistes, et l’actrice, au milieu, y décrivait un errement bouleversant.

Il a fallu à l’actrice et metteuse en scène parler par elle-même avant d’oser épouser les mots d’une autre, c’est son propre aveu. L’autre, c’est Forough Farrokhzad, poétesse scandaleuse pour la société de son temps devenue pourtant...

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