Pourquoi la lutte antifasciste est plus que jamais d’actualité
L’antifascisme est une tradition politique puissante en France, qui ne se cantonne pas à l’extrême gauche. Elle est toujours vivante, mais désorganisée à un an d’une élection présidentielle que l’extrême droite rêve de remporter.
La mise au ban de l’antifascisme, qui s’est intensifiée dernièrement avec le meurtre de Quentin Deranque, le 14 février à Lyon, a quelque chose de sidérant pour les militants de gauche, pour lesquels la lutte contre l’extrême droite est un réflexe centenaire et la violence politique une impasse.
Au-delà de l’inversion scandaleuse des valeurs et d’une réécriture de l’histoire – la violence politique en France est, ultramajoritairement, le fait de l’extrême droite –, la séquence témoigne, s’il le fallait, d’un recul de la culture antifasciste en France.
En France, la naissance de l’antifascisme a une date : celle du 6 février 1934. Ce jour-là, un violent assaut des ligues d’extrême droite contre le Palais-Bourbon menace la République. Le choc est énorme. Le 12, les partis de gauche et les syndicats manifestent en réaction. Partis dans des cortèges différents, communistes et socialistes, qui se regardent en chien de faïence depuis leur séparation au congrès...
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