Municipales 2026 : à Paris, une triangulaire à haut risque pour la gauche
Minoritaire mais secourue par le retrait de l’extrême droite, Rachida Dati pourrait l’emporter dans la capitale en tirant profit des divisions à gauche au second tour. Le socialiste Emmanuel Grégoire a refusé la fusion proposée par l’insoumise Sophia Chikirou qui a décidé de se maintenir. La triangulaire s’annonce à haut risque.
Au premier tour, plus de 50 % des électeurs ont clairement indiqué leur préférence pour la gauche à Paris, qui augmente son total de voix de cinq points par rapport à 2020. Dimanche soir, la capitale pourrait pourtant basculer à droite. Un scénario de moins en moins improbable puisque Rachida Dati (25,5 %) peut désormais bénéficier du ralliement de la liste menée par le centriste Pierre-Yves Bournazel (11,3 %) – qui, lui, ne figurera pas parmi les colistiers – et du désistement de la candidature d’extrême droite de Sarah Knafo (10,4 %).
À gauche, en revanche, ce qui a été possible à Toulouse, Nantes, Brest, Clermont-Ferrand ou encore Limoges ne l’a pas été à Paris : aucun accord entre la liste PS-Les Écologistes-PCF d’Emmanuel Grégoire (38 %), et celle LFI portée par Sophia Chikirou (11,2 %) n’a été conclu. Et ce, malgré la main tendue de cette dernière pour une « fusion technique », proposition aussitôt rejetée.
Le 15 mars, à l’issue du premier tour, c’était d’abord une quinquangulaire qui se profilait. Au cours...
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