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Municipales 2026 : femmes et maires, le parcours de combattantes pour la parité

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15.02.2026

Depuis un quart de siècle, grâce aux lois sur la parité, les femmes ont fait leur entrée massive dans les conseils municipaux. Mais leur accès aux postes de responsabilité, détenus à 80 % par des hommes, est toujours structurellement compliqué.

Un résultat des élections municipales de 2026 est connu d’avance : au soir du 22 mars, quasiment 50 % des 460 000 conseillers municipaux seront des conseillères municipales. Certes, les lois sur la parité s’appliquent depuis les élections de 2001. Mais, à l’époque, seules les villes de plus de 3 500 habitants étaient concernées, puis celles de plus de 1 000 habitants à partir de 2014. Cette année, toutes les communes sont soumises à la même loi, avec des listes fermées qui doivent alterner candidats et candidates.

En 2020, alors que l’obligation de parité ne s’appliquait qu’à 10 000 villes (l’immense majorité des 34 000 communes ont moins de 1 000 habitants), la France comptait déjà plus de 42 % de conseillères municipales. Mais, même entrées en masse dans l’institution, elles touchent un plafond de verre pour le niveau supérieur : il n’y a que 20 % de femmes maires dans le pays, un chiffre qui progresse de 3 points à chaque scrutin.

Certes, des femmes dirigent cinq des 12 premières villes de France, mais c’est un trompe-l’œil : en élargissant aux 50 premières communes, le taux retombe à 20 %. « C’est la barrière qu’on retrouve en politique comme ailleurs, on n’arrive pas à faire sauter ce verrou invisible », constate Catherine Achin, enseignante-chercheuse à Paris-Dauphine, qui suit de longue date la place des femmes en politique.

« Rien n’est fait pour que les femmes prennent le pouvoir »

Même si les contestations de l’objectif de parité se font plus rares, chaque élargissement de la loi amène son cortège de complaintes des têtes de liste – très majoritairement des hommes –, qui ne « trouvent pas » assez de femmes, lesquelles « ne veulent pas » s’engager en politique. Cette fable sexiste a la vie dure, alors que...

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