Cannes 2026 : « Autofiction », l’affrontement du réel et du virtuel version Almodovar

Intitulé en France « Autofiction », le film du cinéaste espagnol est une réflexion sur la création et sa relation à la réalité et à la vie, avec deux récits parallèles. Il sort aujourd’hui en salles.

Cannes (Alpes-Maritimes), envoyé spécial.

Pedro Almodovar revient en compétition pour la septième fois. Il n’a jamais remporté la Palme d’or. On peut se demander si, à 76 ans, après le Lion d’or de Venise et deux Oscars, il court encore après cette récompense. Une chose est néanmoins certaine, le cinéma ibérique, qu’il a contribué à faire vivre, se porte bien. Et même plus que ça, puisque trois films espagnols sont en compétition. Outre Almodovar, on trouve Rodrigo Sorogoyen avec son extraordinaire leçon de cinéma, L’Être aimé, et Javier Calvo et Javier Ambrossi qui présenteront La Bola Negra, déjà très attendu.

Almodovar se trouve maintenant pratiquement dans la posture du monstre sacré, celui que tout le monde regarde avec admiration en attendant éventuellement sa chute. Le monde du cinéma est impitoyable, comme on l’a vu ces derniers jours.

Pourtant, le cinéaste de la Movida, celui qui a relancé la création cinématographique dans son pays après les décennies de censure, de règles morales et religieuses franquistes, n’a pas perdu son sens de la parabole, pas plus que celui de l’image.

Mieux, il maîtrise tellement son art qu’il exécute des figures de style de plus en plus complexes, ne se contentant plus d’histoires à tiroirs, mais les plaçant face à des........

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