Bernard Hourcade : « Les attaques sur l’Iran vont favoriser les radicaux »
Pour le chercheur Bernard Hourcade, Washington veut toujours conclure un accord avec Téhéran et empêcher la Chine de mettre la main sur l’Iran, alors que Tel Aviv recherche avant tout le chaos.
Bernard Hourcade, directeur de recherche émérite au CNRS, décrypte la situation alors que les bombardements des armées états-unienne et israélienne sur l’Iran ont commencé.
Avez-vous été surpris des bombardements qui ont eu lieu, ce samedi matin 28 février, sur Téhéran et d’autres villes iraniennes ?
Je ne suis pas surpris par le fait que ce sont les Israéliens qui aient commencé l’attaque, puisque Tel Aviv ne veut absolument pas d’un accord politique entre l’Iran et les États-Unis. Il existe une hostilité irano-américaine qui date de la prise d’otages des diplomates américains en novembre 1979 à Téhéran. Elle est essentielle pour qu’Israël puisse dire que l’Iran est le grand ennemi et entraîner les Américains. Que les Israéliens sabotent comme ils le peuvent les discussions en cours entre les États-Unis et l’Iran ne me surprend donc pas. Ce qui m’étonne davantage, c’est le fait que les Américains aient si facilement soutenu l’attaque israélienne en déclarant maintenant qu’il s’agit d’une opération majeure. Le sera-t-elle vraiment ? Je pense que Trump garde toujours sous le coude la possibilité de trouver un accord avec l’Iran, pas seulement...
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