« Régulièrement, ces mouvements ressurgissent comme un feu sous la cendre » : entretien avec Leila Hosseinzadeh, figure du mouvement « Femmes, vies, liberté »

Leila Hosseinzadeh, l’une des figures du mouvement étudiant en 2017 et 2018, emprisonnée à plusieurs reprises en Iran, poursuit ses études en Allemagne. Elle regrette le manque d’organisation du mouvement et l’absence d’un rassemblement progressiste et révolutionnaire alors que le peuple est coincé entre la répression sanglante du pouvoir et les puissances extérieures qui veulent décider du sort du pays.

Leila Hosseinzadeh était à la tête des manifestations étudiantes en décembre 2017 et janvier 2018. C’est là, pour la première fois, qu’a été scandé le slogan devenu par la suite central dans ce mouvement : « Réformistes, radicaux, c’est fini ! » Une façon de contester de manière globale les tenants de la République islamique. Suite à ces rassemblements, au moins 50 étudiants de l’université de Téhéran avaient été arrêtés et condamnés. Leila Hosseinzadeh avait écopé de six ans d’emprisonnement.

Par la suite, elle a été........

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