« L’eau goutte du plafond, il y a des cafards partout » : un étudiant sur trois en situation de mal-logement
Une enquête sur le logement étudiant publiée par la Fage ce mardi 24 février met en évidence des loyers trop élevés, des logements dégradés et un reste à vivre souvent inférieur à 100 euros par mois. Le syndicat étudiant alerte sur une véritable « urgence sociale ».
Moins de 100 euros pour vivre après avoir payé uniquement son loyer. C’est la dure réalité de plus d’un étudiant sur cinq. Moins de 100 euros pour se nourrir. Se soigner. Se déplacer en cours ou en stage. Se vêtir. Payer les frais universitaires… Ce qui fait dire à la Fage qu’« on ne parle plus de précarité étudiante, mais bien de pauvreté étudiante ».
Le syndicat dévoilait mardi 24 février son enquête logement, forte de 5 644 réponses. Le constat est sans appel : le logement représente aujourd’hui la principale dépense quand on poursuit des études universitaires, avec un loyer moyen qui s’élève à 491 euros par mois, voire 712 euros à Paris. « Son accès conditionne la poursuite d’études et est souvent un obstacle », alerte la Fage qui décrit une véritable « urgence sociale ».
Un loyer moyen à 491 euros, voire 712 euros à Paris
« Je ressens de la peur à l’idée de ne plus pouvoir payer mon loyer et de me retrouver sans logement, à la rue. Il m’est très difficile de me concentrer et de penser à mon parcours, à mon avenir dans des conditions pareilles », témoigne une étudiante en métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation........
