« Tout le monde voit, personne n’agit » : au Liban, la colère de la population sous le feu israélien |
Au Liban, la guerre montre son vrai visage : les 100 bombardements israéliens menés le 8 avril visent à désarticuler le pays dans sa totalité, à casser la continuité territoriale et à isoler les districts du Sud. Le but ? Empêcher un futur déploiement de l’armée libanaise et le retour des réfugiés.
Beyrouth (Liban), correspondance particulière.
Beyrouth ne sent plus la mer, elle sent le fer et la cendre. Depuis mercredi, l’air est un mélange toxique où l’odeur de la pierre broyée – cette poussière de béton qui assèche les poumons – se bat avec le parfum acide de la cordite. La capitale libanaise – de la corniche el-Mazraa jusqu’à el-Manara – s’est transformée en un nuage ocre où sirènes et drones saturent l’espace sonore.
Ce 8 avril, en moins de dix minutes, 100 bombardements ont visé l’ensemble du territoire libanais, de Beyrouth à la Bekaa en passant par le Sud, dans une séquence d’une intensité inédite depuis l’invasion israélienne de 1982. Dans la capitale, au moins 15 impacts majeurs ont été recensés intra-muros et dans la banlieue sud. Le bilan humain, encore provisoire, s’élève à au moins 254 morts et 1 160 blessés, selon la défense civile. Derrière ces...
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