Au Grand Palais, une exposition fleuve mets Henri Matisse et ses œuvres à l’honneur
Avec « Matisse, 1941-1954 », le Grand Palais et le centre Pompidou présentent les œuvres majeures de la dernière période de création de l’artiste, marquée par les papiers découpés et la chapelle de Vence.
Année 1941. Matisse est installé à Nice depuis longtemps. Il a 72 ans et un cancer. On lui donne six mois. Il aura encore treize années. Il a, dit-il au peintre ami Albert Marquet quelques jours après une opération décisive à Lyon, « risqué la mort à un poil de chat angora ». À son modèle et assistante Lydia Delectorskaya, il parle d’un « rabiot de vie » et demande, raconte l’écrivain Antoine Compagnon, trois ou quatre ans « pour conclure »…
Mais surtout, dit-il, deux années plus tard, « j’ai la sensation depuis mon opération d’être entré dans une vie spirituelle nouvelle, ce que je n’aurais jamais osé espérer. (…) Le choc opératoire a été pour moi comme le coup de pioche du terrassier qui met à jour une civilisation ignorée ».
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