Commission d’enquête sur l’audiovisuel public : Rachida Dati et Tristan Waleckx doivent présenter leurs preuves |
La commission d’enquête sur l’audiovisuel public enjoint à la ministre de fournir des preuves suite à ses accusations contre « Complément d’enquête », sous peine de parjure. Le rédacteur en chef du magazine Tristan Waleckx est lui aussi sommé de fournir les preuves de ses déclarations devant les députés.
Le combat se poursuit entre « Complément d’enquête » et Rachida Dati. Auditionnée sous serment à l’Assemblée nationale par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, la ministre de la Culture a accusé l’émission d’investigation de France 2 d’avoir proposé de l’argent à une personne de sa famille pour obtenir son témoignage, dans le cadre d’une enquête la concernant.
Elle affirme posséder des preuves… tout en refusant de les transmettre à la commission, car le proche en question souhaite qu’on le laisse « tranquille ».
De son côté, le magazine nie en bloc. L’auteur du reportage sur la ministre, Louis Milano-Dupont, explique avoir récemment « reçu un mail d’un proche de madame Dati (lequel) s’est reconnu dans les propos qui ont été tenus ici et affirme clairement que ”Complément d’enquête” ne lui a jamais proposé d’argent ».
Rachida Dati affirme que « Complément d’enquête » aurait soudoyé un témoin : la ministre s’est-elle parjurée devant la commission parlementaire sur l’audiovisuel public ?
Face aux informations contradictoires, le président de la commission parlementaire, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), et le rapporteur, Charles Alloncle (Union des droites pour la République), ont donné à Rachida Dati jusqu’au lundi 23 février pour apporter des preuves. Ils ont également demandé à Tristan Waleckx, rédacteur en chef de « Complément d’enquête », de fournir avant cette même date le mail évoqué.
Si aucune preuve n’est donnée, la justice sera saisie pour parjure et des poursuites pourront alors être engagées. Car toutes ces déclarations ont été faites sous serment devant les députés de la commission d’enquête. En principe, cette infraction est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.
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