Pourquoi le secrétaire général de l’ONU appelle à une refonte des casques bleus

Le secrétaire général des Nations unies sortant, António Guterres, suggère une refonte des missions des casques bleus liée à la fois à l’évolution des conflits, à la raréfaction des accords de paix et à la diminution des dotations des grandes puissances.

À quoi servent encore les opérations de maintien de la paix de l’ONU, lorsque certains membres permanents du Conseil de sécurité s’acharnent eux-mêmes à les torpiller ? Sur le point de conclure son mandat, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, avait déjà mis la question sur la table, le 18 septembre, à quelques jours de l’ouverture de l’Assemblée générale qui doit y consacrer une partie de ses travaux.

« On ne maintient pas une paix qui n’existe pas », a-t-il lancé aux puissances rassemblées à partir du 22 septembre. Avant d’ajouter : « Depuis près de dix ans, je vois ce que les casques bleus peuvent accomplir lorsque le Conseil de sécurité fait bloc derrière eux – et ce qu’ils endurent lorsqu’il est divisé. » Le secrétaire général défend ainsi une refonte des missions de l’ONU adaptée à la nouvelle ère d’affrontements géopolitiques.

Au moins 65 conflits impliquant au moins un État sévissent actuellement sur le globe, un record depuis 1945. Avec 29 foyers, l’Afrique reste le continent le plus touché. Et au moins la moitié des guerres internes embrassent une dimension internationale.

« Nous ne manquons pas d’outils. Ce qui nous manque,........

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