Violences sexuelles : trois ans de prison, dont un ferme, requis en appel contre l’ex-président du CNC Dominique Boutonnat

Lundi 4 mai, la Cour d’appel de Versailles a requis trois ans de prison, dont un ferme, à l’encontre de Dominique Boutonnat, accusé d’avoir agressé sexuellement son filleul en 2020. Si l’ex directeur reconnaît en partie les faits, il affirme qu’ils étaient consentis, et initiés par le jeune homme.

Le parquet de la Cour d’appel de Versailles a requis, lundi 4 mai, trois ans de prison dont un ferme contre l’ex-président du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), condamné en première instance à la même peine pour avoir agressé sexuellement son filleul.

Comme lors de l’audience en première instance en 2024, Dominique Boutonnat a nié les faits même s’il avoue aujourd’hui mieux comprendre la « souffrance réelle » de la victime. Un début de reconnaissance qui ne convainc pas à la barre, l’avocate générale soulignant que l’ancienne figure influente du cinéma français reste dans une « posture de déni ». Pour rappel, après sa condamnation en première instance, Dominique Boutonnat avait démissionné du CNC.

« Mécanique de mensonge »

Les faits de ce dossier remontent à 2020. Cette année-là, Dominique Boutonnat emmène son filleul, 20 ans à l’époque, passer des vacances dans sa maison de campagne en Grèce.........

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