Ce que l’on sait des procédures de dissolution en cours contre deux groupuscules d’extrême droite de Montpellier et Albi
Deux groupuscules d’extrême droite, le Bloc montpelliérain et Patria albiges d’Albi sont visés par une procédure de dissolution lancée par le ministère de l’Intérieur, a appris lundi 23 février l’AFP auprès d’une source proche du dossier, confirmant une information d’Europe 1.
Deux groupuscules d’extrême droite de Montpellier et d’Albi sont visés par une procédure de dissolution lancée par le ministère de l’Intérieur. Les procédures ont été engagées il y a plusieurs mois, a-t-on précisé de même source. Elles sont donc antérieures à la mort de Quentin Deranque, un militant d’extrême droite tué dans une rixe à Lyon, il y a dix jours.
Elles devraient néanmoins être évoquées mardi matin lors d’une réunion convoquée à 10 heures à l’Élysée par Emmanuel Macron après le décès du jeune militant, sur « les groupes d’action violente ».
Cette réunion, en présence du chef du gouvernement Sébastien Lecornu et des ministres de l’Intérieur et de la Justice, Laurent Nuñez et Gérald Darmanin, doit permettre de faire un point sur « l’état des risques et des actions menées », a-t-on dit à l’AFP dans l’entourage du président, sans préciser à ce stade si elle déboucherait sur des annonces.
49 organisations dissoutes depuis 2017
Le chef de l’État avait annoncé samedi la tenue de cette rencontre pour « faire un point complet sur les groupes d’action violente qui sévissent et ont des liens avec les partis politiques quels qu’ils soient ». « Dans la République aucune violence n’est légitime », avait insisté Emmanuel Macron. « Il n’y a pas de place pour les milices d’où qu’elles viennent », a-t-il ajouté alors que le camp présidentiel, la droite et le RN ne cessent d’instrumentaliser les événements pour diaboliser la gauche, en particulier LFI et l’ensemble du mouvement antifasciste.
Les procédures de dissolution nécessitent une longue phase d’examen de la part des services du ministère de l’Intérieur avant que celui-ci ne présente ses conclusions aux groupes incriminés. Il s’ensuit une phase contradictoire de quinze jours au cours de laquelle les mis en cause présentent leurs arguments au ministère. À l’issue de ce délai, Beauvau décide alors de présenter ou non un décret de dissolution en Conseil des ministres.
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Pour les deux groupuscules visés, le Bloc montpelliérain, de Montpellier, et Patria albiges d’Albi, la procédure en est au stade du contradictoire, a précisé la source.
Depuis 2017, 49 groupes, dont les derniers en date « La Jeune garde » et « Lyon populaire », ont fait l’objet de décrets de dissolution en Conseil des ministres. Mais certains, comme « Les Soulèvements de la Terre », ont fait un recours en Conseil d’État qu’ils ont remporté.
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