Appel à la vengeance, sentiment de justice rendue, crainte de la riposte… On fait le point sur les réactions internationales après la mort d’Ali Khamenei
L’Iran a confirmé la mort d’Ali Khamenei ce dimanche 1er mars, tué dans l’opération américano-israélienne lancée la veille. On fait le point sur les principales réactions internationales à la disparition du guide suprême iranien.
En Australie, sa mort « ne sera pas pleurée »
La mort du guide suprême iranien « ne sera pas pleurée », a réagi le premier ministre australien, Anthony Albanese. « L’ayatollah Ali Khamenei était responsable du programme nucléaire et balistique du régime, du soutien apporté à des groupes armés et des actes brutaux de violence et d’intimidation commis contre son propre peuple », a-t-il déclaré devant la presse.
La France ne peut « que se satisfaire » de la mort de Khamenei
La France ne peut que « se satisfaire » de la mort d’Ali Khamenei parce qu’il était « un dictateur sanguinaire », a estimé ce dimanche la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. « Le mollah Khamenei était un dictateur sanguinaire qui a opprimé son peuple, avili les femmes, les jeunes, les minorités, et il est encore récemment responsable de la mort de milliers de civils dans son pays et dans la région ».
La Chine demande « l’arrêt immédiat des actions militaires »
La Chine a déclaré dimanche « condamner fermement » la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, lors des frappes américano-israéliennes, appelant une nouvelle fois à « l’arrêt immédiat des actions militaires ».
Cette mort constitue « une violation grave de la souveraineté et de la sécurité de l’Iran, un piétinement des objectifs et principes de la Charte des Nations unies et des normes fondamentales des relations internationales », a indiqué le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué.
L’Iran y voit une « déclaration de guerre contre les musulmans »
Venger le guide suprême est un « droit et un devoir légitime » pour la République islamique, a lancé le président iranien, Massoud Pezeshkian. La mort de cette « plus haute autorité politique de la République islamique d’Iran et d’un éminent chef du chiisme dans le monde » constitue une « déclaration de guerre contre les musulmans, et en particulier contre les chiites, partout dans le monde », a-t-il affirmé, dans un communiqué diffusé par la télévision d’État.
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Les États-Unis se félicitent de la mort de ce « gang de VOYOUS assoiffés de sang »
« Khamenei, l’une des personnes les plus diaboliques de l’Histoire, est mort. Ce n’est que justice pour les Iraniens, mais aussi pour tous les grands Américains, et les gens de nombreux pays à travers le monde, qui ont été tués ou mutilés par Khamenei et son gang de VOYOUS assoiffés de sang », a écrit le président américain, Donald Trump sur son réseau Truth Social.
Pour Israël, « justice a été rendue »
« Justice a été rendue, et l’axe du mal a subi un revers cuisant (…) Nous continuerons à agir avec fermeté pour protéger l’État d’Israël », a déclaré le ministre israélien de la Défense, Israel Katz.
Le Conseil de l’Europe appelle à « agir pour désamorcer le conflit à travers le Golfe »
Le secrétaire général du Conseil de l’Europe a appelé ce dimanche « l’Europe dans son ensemble » à « agir pour désamorcer le conflit » au Moyen-Orient.
« L’Europe dans son ensemble doit agir pour désamorcer le conflit à travers le Golfe tout en protégeant la sécurité de ses citoyens dans la région. Elle doit exiger le respect du droit international, y compris de la Charte des Nations unies », a déclaré Alain Berset dans un communiqué, réclamant « une cessation immédiate des hostilités par toutes les parties ».
« Le conflit qui se déroule en Iran, en Israël et dans tout le Golfe est un test pour savoir si l’Europe entend façonne l’ordre émergent ou simplement observer sa fragmentation. L’inaction n’est pas de la prudence. C’est une abdication », a-t-il ajouté.
L’Irak annonce trois jours de deuil national
Le chef chiite Moqtada Sadr a annoncé trois jours de deuil en Irak. « C’est avec une profonde tristesse et un immense chagrin que nous adressons nos condoléances à l’ensemble du monde islamique pour le martyre du leader de la révolution islamique », a-t-il écrit sur X. À Bagdad, des manifestants ont tenté de prendre d’assaut la zone hébergeant l’ambassade des États-Unis, mais en ont été empêchés par la police.
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La Grande-Bretagne s’inquiète de la riposte
« Peu de gens pleureront » la mort d’Ali Khamenei, a assuré le secrétaire britannique à la Défense, John Healey, estimant que « l’Iran et le régime qu’il a dirigé pendant si longtemps constituent une source de mal ». « L’inquiétude désormais, bien sûr, est que ce régime riposte… de manière de plus en plus indiscriminée et étendue, et les gens craindront vraiment que ce ne soient pas seulement de cibles militaires », a-t-il poursuivi.
La Russie loue « un homme d’État hors pair »
Vladimir Poutine a dénoncé la mort du guide suprême, qualifiant cet acte de « violation cynique » de « la morale et du droit international ». Dans une lettre adressée à son homologue iranien, Massoud Pezeshkian et publiée par le Kremlin, il a présenté ses « plus sincères condoléances pour l’assassinat » d’Ali Khamenei, affirmant qu’il avait été « perpétré dans une violation cynique de toutes les normes de la morale humaine et du droit international ».
Le président russe a affirmé que le guide suprême « restera (it) dans les mémoires comme un homme d’État hors pair qui a apporté une contribution personnelle immense au développement des relations d’amitié entre la Russie et l’Iran ».
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