Municipales 2026 : en Gironde, la gauche mobilisée contre les pesticides
À Villenave-d’Ornon, les résultats d’une étude sur l’exposition aux produits phytopharmaceutiques des riverains d’exploitations viticoles mobilisent les élus de gauche qui ont imposé le sujet dans la campagne des élections.
Villenave-d’Ornon (Gironde), envoyée spéciale.
À première vue, l’environnement est très urbain, pourtant de nombreuses parcelles de vignes jalonnent Villenave-d’Ornon. Dans cette commune de 42 500 habitants, en périphérie sud de Bordeaux (Gironde), le vin, sous l’appellation Pessac-Léognan, est une institution – avec la renommée et le poids économique qui l’accompagnent.
L’ombre des pesticides plane pourtant sur les grands crus depuis l’étude PestiRiv, présentée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) et Santé publique France en septembre 2025. Elle a mesuré la présence de 56 pesticides dans les cheveux, les urines et l’air intérieur de riverains d’exploitations viticoles sur plus de 250 sites de l’Hexagone… dont Villenave-d’Ornon. Et y a déclenché prises de conscience et inquiétudes, jusqu’à s’imposer dans la campagne des élections municipales.
« L’étude démontre que ces produits sont volatils. On les retrouve jusqu’à 500 mètres des vignes », explique Baptiste Delmas, participant à l’étude et élu à la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), à l’origine de la mobilisation dans la commune. La contamination à ces produits s’étend donc bien au-delà des distances minimales de sécurité entre les zones traitées et les habitations – qui varient de 5 à 20 mètres selon les cas.
Depuis, Baptiste Delmas a intégré la liste d’union...
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