Sous-effectif, intensification du travail, concentration éditoriale… les raisons de la grève des bibliothécaires parisiens

En grève ce jeudi 7 mai, les agents des bibliothèques de Paris réclament une augmentation des effectifs, la revalorisation des salaires, et des moyens pour lutter contre la concentration éditoriale. Une mobilisation qui intervient aussi contre le plan « Lire à Paris » qui souhaite étendre les horaires d’ouverture des établissements sans moyens supplémentaires annoncés.

Ce jeudi 7 mai, le silence règne plus que jamais dans les allées des bibliothèques parisiennes. Une intersyndicale (SUPAP-FSU, CGT, FO) a appelé les 1300 agents des 68 bibliothèques de la capitale à faire grève pour alerter le nouvel exécutif d’Emmanuel Grégoire sur les « sous-effectifs » et le « sous-dimensionnement » des derniers équipements ouverts dans la capitale.

Une soixantaine de salariés se sont rassemblés à 10 heures ce matin devant le siège de la Direction des affaires culturelles (DAC), tandis que d’autres ont tenu des piquets de grève devant plusieurs bibliothèques afin d’échanger avec les usagers. « La mobilisation a bien été suivie, se réjouit Aurélia Collot, du SUPAP-FSU. Cela envoie un signal prometteur pour la suite des contestations. »

Le mouvement, reconductible, vise également à protester contre plusieurs mesures du plan « Lire à Paris 2025-2029 », document d’orientation stratégique adopté par le Conseil de Paris à l’été 2025.

Parmi elles, la volonté d’étendre les horaires d’ouverture jusqu’à 19 heures le samedi, et d’ouvrir au moins........

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