Après les municipales, le racisme et les fake news se déversent sur les élus racisés

Les polémiques s’enchaînent autour des élections de candidats racisés, issus des quartiers populaires, sur fond de fantasmes d’un « grand remplacement » ou de « racisme anti-Blancs ».

La salle de la mairie du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) est pleine à craquer. Des centaines de soutiens du candidat Demba Traoré, fraîchement élu, entonnent la Marseillaise à pleins poumons, le poing levé. Même chant, même diversité de la foule et même fierté à Mantes-la-Jolie (Yvelines) après la victoire d’Adama Gaye.

Des scènes filmées que n’ont pas relayées les chaînes de télévision. Elles ne correspondent pas à leur lecture de ces élections de maires racisés, dans des villes populaires.« Le grand remplacement des élus a commencé, et il suit logiquement celui du peuple français », commente notamment Éric Zemmour.

D’autres extraits de ces soirées électorales sont mis en avant. Celle du candidat du Blanc-Mesnil le sénateur LR Thierry Meignen, hué aux cris de « dégage » après avoir annoncé au micro qu’il déposait un recours au scrutin. Ou celle du maire sortant Horizons de Mantes-la-Jolie, Raphaël Cognet, sortant sous les sifflets, escorté par des colistiers d’Adama Gaye.

Le cas Thierry Meignen, soutenu par Attal malgré les menaces de mort et les insultes qu’il a proféré

Ces images d’élus quittant les hôtels de ville avec le goudron et les plumes ne sont pas les plus glorieuses ni les plus républicaines qui soient. Mais les traitements politiques et médiatiques omettent les appels au calme des colistiers victorieux, et leurs contextes politiques, pour coller à un récit stigmatisant. ...

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