menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

« J’ai essuyé une pluie de coups de pied dans la tête » : à Alès, la violence de l’extrême droite toujours impunie

27 0
26.02.2026

Le 31 mai 2025, une dizaine de militants néofascistes ont attaqué le bar le Prolé, fief des communistes locaux. Après neuf mois sans nouvelles de l’enquête, trois personnes ont été placées en garde à vue mardi, puis identifiées par les victimes avant d’être relâchées mercredi soir.

Neuf mois après, les agresseurs sont toujours en liberté et leurs victimes plus que jamais exposées. Le 31 mai 2025, en pleine feria, une dizaine de nervis d’extrême droite ont déboulé dans le bar associatif le Prolé, à Alès (Gard), en visant directement les militants communistes présents ce soir-là, dont certains ont été lourdement blessés. L’affaire a semblé enfin se débloquer ce mardi 24 février, avec le placement en garde à vue de trois personnes, âgées de 23 à 25 ans. Une confrontation a eu lieu mercredi matin au commissariat de Montpellier (Hérault) avec les victimes. Celles-ci sont formelles : les trois jeunes hommes étaient bien présents lors de l’attaque du 31 mai.

Mercredi soir, la garde à vue a été levée et les suspects – qui contestent les faits – relâchés. « Face à ces déclarations contradictoires, des points restent à vérifier par les enquêteurs, explique le procureur d’Alès, Abdelkrim Grini. Dans quelques petites semaines, je déciderai soit d’un renvoi devant un tribunal, soit d’un classement sans suite. »

La décision choque et interroge les avocats des personnes agressées. « À l’issue d’une garde à vue, la liberté est la règle et la détention provisoire........

© L'Humanité