En redressement judiciaire, Duralex a 6 mois pour rebondir
Face à une insuffisance de commandes, notamment à l’international, qui engendre de graves problèmes de trésorerie, la verrerie de la Chapelle-Saint-Mesmin a demandé ce lundi sa mise sous protection du tribunal de commerce d’Orléans. C’est la cinquième fois depuis 2004, que Duralex est placé en redressement judiciaire.
Née en 1945, inventeuse du verre réputé incassable, au fond duquel de nombreuses générations d’enfants ont cherché un numéro censé indiquer leur âge, Duralex a déjà échappé à la fermeture plusieurs fois. En 2024, ce sont ses salariés qui ont sauvé le verrier de la faillite en le reprenant sous forme de Scop (société coopérative et participative). Puis, en 2025, une levée de fonds auprès du grand public avait reçu en quelques heures des millions d’euros de promesses de dons.
Hélas, face à la faiblesse des commandes, la verrerie de la Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret) vient d’être contrainte de demander son placement en redressement judiciaire. Jeudi 28 mai, la directrice actuelle de la Scop, Peggy Sadier, qui a remplacé François Marciano en avril dernier, en a informé le CSE. Le dossier a donc été déposé au tribunal de commerce d’Orléans.
Pour Pascal Sudre, secrétaire général de l’UD CGT du Loiret, cette décision n’est « pas vraiment une surprise ». « Les salariés s’y attendaient : depuis des semaines, une seule ligne de production fonctionnait et beaucoup étaient désœuvrés, explique-t-il. Cela confirme les réserves que la CGT avait exprimées au moment de la reprise en Scop, notamment........
