Municipales 2026 : à gauche, le débat stérile entre le PS et LFI brouille la réalité des urnes
Dans un climat de surenchère médiatique, PS et LFI rejettent la faute des défaites l’un sur l’autre. Un débat stérile qui risque de masquer ce que racontent les résultats : l’union n’est pas un repoussoir, mais elle n’a pas permis d’élargir l’assise électorale.
Depuis dimanche 20 heures et des résultats pour le moins contrastés, une gauche « bac à sable » sature les ondes comme les réseaux sociaux avec un ton très « c’est celui qui dit qui l’est ». Chacun tentant de revendiquer le leadership sur les ruines de l’ex-Nouveau Front populaire (NFP), insoumis et socialistes se renvoie mutuellement la responsabilité des défaites que les fusions de listes – ou l’absence de fusion – n’ont pas su empêcher.
Notamment à Brest, Clermont-Ferrand, Avignon, Tulle, Toulouse, Limoges. Mais aussi à Cherbourg et Bordeaux où, selon Jean-Luc Mélenchon, le refus du PS et des Écologistes de fusionner avec des listes LFI pourtant sous les 10 % aurait seul « conduit à la victoire de la droite », faute d’élan nouveau.
Dans les villes de plus de 100 000 habitants, les unions de toute la gauche ont marché quatre fois sur dix (Nantes, Lyon, Tours, Grenoble), mais tout le monde fait comme s’il était possible de plaquer une lecture nationale sur les situations plurielles d’un scrutin municipal.
« Les alliances avec LFI n’ont pas fonctionné et LFI nous a fait perdre », assène donc Boris Vallaud, président du groupe PS à l’Assemblée, quand le premier secrétaire, Olivier Faure, décrit Jean-Luc Mélenchon comme « un boulet ». « Vous êtes suffisamment repoussant pour perdre par vous-même », rétorque Paul Vannier,...
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