« Deal » entre Donald Trump et l’Otan : après le Venezuela, les États-Unis bientôt aux commandes des ressources du Groenland ?

Un accord-cadre, négocié par le secrétaire général de l’Otan, donnerait à Washington la souveraineté sur ses bases militaires, ainsi que l’accès à des ressources minérales critiques du Groenland.

Face à la volonté prédatrice de Donald Trump, c’est donc le secrétaire général d’une organisation militaire fondée par les États-Unis qui « négocie » le statut d’un territoire, sans association des populations concernées et à peine du gouvernement de l’État souverain. Au Groenland, si Donald Trump a officiellement renoncé à l’utilisation de la force militaire, il est en passe d’obtenir une partie de ce qu’il revendiquait.

L’accord-cadre élaboré conjointement par l’hôte de la Maison-Blanche et le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, prévoit notamment l’exercice de la souveraineté des États-Unis sur leurs bases militaires sur le sol groenlandais. Ce scénario est inspiré du statut des deux bases souveraines britanniques de l’île de Chypre, Akrotiri et Dhekelia conservées par Londres après l’indépendance de Chypre, en 1960.

La base de Pituffik, au nord du Groenland, passerait ainsi sous souveraineté états-unienne. L’accord de sécurité de 1951, révisé en 2004, entre les États-Unis et le Danemark accorde de très importants pouvoirs aux États-Unis, mais pas cette souveraineté revendiquée par Donald Trump. Selon le New York Times, le Danemark serait appelé à........

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