Guerre au Moyen-Orient : la revanche des énergies fossiles
Le chaos qui règne depuis le 28 février au Moyen-Orient relance les appétits extractivistes. Cette course effrénée au pétrole et au gaz promue par Donald Trump met en péril la lutte contre le réchauffement climatique.
Tout part d’un vœu pieux. Ou plutôt d’un leurre, si l’on s’en tient à la tournure des événements. À l’issue de la COP28 de Dubaï, en 2023, la communauté internationale s’engageait à une transition hors des énergies fossiles à horizon 2050, dans la lignée de l’accord de Paris. De cet engagement climatique majeur, les États ont tiré des trajectoires nationales de décarbonation plus ou moins ambitieuses, mais non moins crédibles.
Or, à peine trois ans plus tard, la course à l’or noir, dont certains dirigeants nous promettaient le crépuscule, n’a toujours pas pris fin. « La transition vers les renouvelables issue de la COP28 relève de la farce, constate Yamina Saheb, docteure en ingénierie énergétique, coautrice du Giec et fondatrice du Laboratoire mondial des sobriétés. Nous avons accepté cette formulation en sachant que rien n’allait se produire derrière. »
À la faveur de la guerre illégale menée depuis plus d’un mois par...
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