« Le Gogol » de Nicole Caligaris : le manteau qui explorait le temps |
Face au délire d’un fou qui rejoue Gogol, une écrivaine au service du ministère de la Culture remet en question une politique du livre qui tourne le dos à la littérature.
Accoudée au comptoir du Mar Cantabrico, la narratrice attend son train. Il n’est pas 6 heures du matin, et un client la prend à témoin. « Il ne veut pas me servir, le fumier ! », dit-il en désignant le barman. L’homme, qui s’adresse à elle en l’appelant « Madame la juge », lui débite un discours qu’elle a bien du mal à démêler.
L’objet de la dispute, on n’a pas fini d’en entendre parler : un manteau. L’homme, qui se désigne lui-même comme « le dernier gogol à tenir encore sur ses jambes », tient à s’expliquer. Ce manteau, il l’a pris, sans le vouloir, sans même en avoir conscience. Il l’a « attrapé au passage » en quittant le bar, viré par le patron, et le temps de s’apercevoir qu’il n’était pas à lui, il était...
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