À Nice, dans le quartier de l’Ariane, le duel Estrosi-Ciotti, c’est « la peste ou le choléra »
À l’Ariane, quartier populaire excentré dans l’est de la capitale azuréenne, le taux d’abstention, dimanche, a battu des records. Amères conséquences de l’opportunisme politique des figures de la droite locale et des stratégies de désunion à gauche.
Nice (Alpes-Maritimes), envoyé spécial.
Sous le soleil printanier qui inonde la place de l’Église, ce lundi 16 mars, l’Ariane somnole encore, comme étourdie par les résultats de la veille. Dans ce quartier populaire de 12 000 habitants, dans l’est de Nice, le premier tour des municipales du 15 mars 2026 laisse un goût amer. À l’échelle de la ville, les résultats sont sans appel. Éric Ciotti (UDR-RN) arrive en tête avec 43,4 %, suivi de Christian Estrosi (Horizons), à 30,9 %, tandis que la gauche unie (PCF, PS, Les Écologistes) recueille 11,9 % des voix.
Mais, à l’Ariane, c’est l’abstention qui écrase le scrutin. 67,9 % des inscrits ne se sont pas déplacés pour voter dimanche. Ce silence démocratique traduit le désarroi d’une population soumise aux politiques de casse sociale de...
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