Il y a décidément eu un avant et un après Xynthia. Le traumatisme de février 2010 a inoculé, dans les larmes, la fameuse « culture du risque » apprenant doucement à l’anticiper et, surtout, à construire une méthode pour le contrer.

Dans la tempête, l’idée qu’on se fait de notre puissance paraît bien fragile : on n’a pas encore inventé la machine qui infléchira le cours du vent ou en réduira l’intensité.

Reste à éprouver nos capacités d’adaptation. Elles sont grandes.

Au moins deux enseignements peuvent être tirés de l’épisode Ciarán. D’abord, le niveau de précision atteint en termes de modélisation des phénomènes météorologiques qui permet, sur le terrain, d’avoir un coup d’avance. Ensuite, la prise de conscience politique sur le littoral français avec un Plan digues qui, s’il ne s’achèvera qu’en 2030, mesure déjà son efficacité.

Bien sûr, on peut pinailler et redouter que la culture du risque vire au principe de surprécaution. Mais cela vaut toujours mieux que la culture de l’oubli qui a parfois donné le sentiment que l’histoire bégayait d’une catastrophe à l’autre sans que, jamais, on n’en retienne rien.

Stéphane Vergeade

QOSHE - L'éditorial : "Il y a décidément eu un avant et un après Xynthia" - Stéphane Vergeade
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L'éditorial : "Il y a décidément eu un avant et un après Xynthia"

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02.11.2023

Il y a décidément eu un avant et un après Xynthia. Le traumatisme de février 2010 a inoculé, dans les larmes, la fameuse « culture du risque » apprenant doucement à l’anticiper et, surtout, à construire une méthode pour le contrer.

Dans la tempête, l’idée qu’on se fait de notre puissance........

© L'Echo Républicain


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