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Le ton en boîte

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21.05.2019

Luc Ferrandez est parti. Parti en emportant avec lui son image anti bagnole et sa perception pour le moins singulière de la démocratie. Or, maintenant que Luc Ferrandez s’est retiré dans ses terres et ses affaires, on louange ses idées comme jamais. C’est toujours comme ça quand les gens s’en vont. De Robert Bourassa à Al Gore, l’histoire s’est répétée : c’est essentiellement après leur passage en politique qu’ils ont enfin eu droit à un minimum de respect. J’en appelle aux experts en psychologie des masses pour m’expliquer pourquoi nous sommes ainsi faits.

Vrai que Ferrandez pouvait avoir de bonnes idées. La sécurité des enfants et des piétons, son choix de l’humain avant tout, la réduction draconienne des sources de pollution, y’a comme pas grand-chose à contester là-dedans. Même si au final, les familles et les aînés auront paradoxalement été les grands laissés pour compte dans sa vision pour le moins fantaisiste de la réalité. Vous essaierez, vous, d’aller faire votre marché en vélo ou à pied en plein hiver à – 35 °C…

S’il avait voulu, s’il n’avait pas systématiquement eu recours à ce ton qui a toujours été le sien, il aurait pu faire avancer ses dossiers encore bien plus loin. Son fameux ton : baveux, agressant, jamais très engageant. Dans toute sa détermination, ce fut, hélas, son grand problème : le ton. Le ton du « crois ou crève » et........

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