Théodore Pellerin brille, mais est-ce suffisant pour sauver le film?

Avec Nino, premier long métrage de Pauline Loquès, le cinéma d’auteur français s’attaque à un sujet lourd : l’annonce brutale d’un cancer chez un homme de 29 ans et les quelques jours suspendus qui suivent, avant le début des traitements. Présenté comme un drame intimiste, le film suit Nino pendant trois journées de déambulation dans Paris, alors qu’il doit encaisser le choc, préserver sa fertilité et (surtout!) trouver le courage d’en parler à ses proches.

Dès la scène d’ouverture, Nino installe un décalage presque ironique : l’annonce du diagnostic se fait dans un hôpital en pleine grève, envahi par les travaux, les dossiers égarés et une bureaucratie défaillante. Le système de santé est montré comme absurde, désorganisé,........

© Cinoche