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Un bilan dont il “n’y a pas à rougir” : radioscopie des performances économiques de la France depuis l’élection d’Emmanuel Macron

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22.05.2019

Michel Ruimy : A fin 2018, au sens du Bureau international du travail, le nombre de personnes au chômage avait diminué pour atteindre son niveau de 2009 soit, selon l’INSEE, 8,8% de la population active française. Ce chiffre représente un reflux de 1,7 point par rapport au record de 10,5% établi en 2015.

Reste qu’il est difficile d’imputer la totalité de cette baisse à l’action d’Emmanuel Macron, en poste depuis deux ans. Il convient, en effet, de prendre en compte certaines mesures décidées par François Hollande, comme par exemple le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) ou bien encore le pacte de responsabilité et de solidarité, car celles-ci, qui n’ont pas profité à l’ancien Président, n’ont commencé à porter leurs fruits qu’à la fin de son quinquennat. Ainsi, cette baisse du chômage a couru sur les présidences de François Hollande (- 1,1 point en deux ans) et d’Emmanuel Macron (- 0,6 point en un an et demi).

Il n’en demeure pas moins que les chiffres de l’INSEE confirment que l’économie française croît à un rythme juste suffisant pour stabiliser le chômage. Qui plus est, des stimulants importants favorisant l’emploi ont été éteints ou leurs effets, en partie, passés : prime à l’embauche dans les PME, contrats aidés, CICE.

Le taux de chômage reste encore loin de l’objectif de 7 % que s’est fixé le président pour la fin de son mandat, en 2022. Pour se rapprocher de cet objectif, le gouvernement peut compter sur le ralentissement attendu de la population active. Il peut aussi - même s’il démentira tout camouflage statistique - profiter de l’entrée massive des chômeurs en formation avec son plan de 15 milliards. Mais surtout, il faudra que l’économie continue de tourner à un rythme suffisant.

Jean-Paul Betbeze : D’abord, nous sommes là en plein commentaire politique, à quelques jours des élections : impossible donc au responsable politique du pays de dire qu’il rougit de ce qu’il a fait depuis son élection ! Ensuite, les décisions d’emploi se mûrissent dans la durée, en fonction de l’ambiance du moment, de la fiscalité, des lois sociales et, plus fondamentalement de la situation économique prévue. Donc l’emploi est toujours lissé, tributaire en début de mandat présidentiel de l’héritage du prédécesseur et plus encore du fort regain de l’économie à l’époque en zone euro, un regain qui a d’ailleurs surpris tout le monde !

En outre, les lois récentes ont certainement eu un effet positif sur l’emploi, pas seulement les lois facilitant la mobilité ou l’apprentissage, mais, au moins autant, les baisses d’impôt et les simplifications en cours et annoncées, notamment pour les PME. Ajoutons que les hausses de revenu, liées aux « gilets jaunes », devraient soutenir la demande et l’emploi dans les mois qui viennent, sans être pour autant imputables au Président Macron, bien sûr ! Ce sont les entreprises qui........

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