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Euskara : la (petite) concurrente de l’euro lancée au pays basque français devient le plus grand succès de l’histoire des monnaies locales

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21.04.2019

Michel Ruimy : L’Eusko est ce qu’on appelle communément une « monnaie complémentaire » c’est à dire un réseau monétaire qui opère en complément de la devise nationale, que ce soit au niveau local, régional ou national. En l’espèce, ici, le Pays basque prône la valorisation de la culture locale et l’emploi de sa langue.

Le change est simple. 1eusko égale 1euro. Tout le monde peut ouvrir, contre une faible cotisation annuelle, un compte crédité en eusko, payer en billets d’eusko ou avec son « euskokart » dans tous les magasins adhérents.

Au niveau local, son utilisation répond à des motifs très divers mais, en général, elle souhaite créer une résilience économique, une convergence d’intérêts entre entreprises, associations, collectivités locales et consommateurs sur un territoire donné. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une véritable monnaie, elle vise à concentrer et à dynamiser les échanges à l’intérieur d’une communauté d’usagers suffisamment vaste,entre des acteurs suffisamment nombreux et complémentaires, pour que des échanges aient lieu.

Dès lors, lorsque le dessein n’est pas jugé illégal - le seul cas où une monnaie locale tomberait sous le coup du Code pénal est le cas du délit d’imitation lorsque ses supports présentent avec les billets en euros une ressemblance trop forte -, les utilisateurs règlent leurs opérations auprès des commerces qui l’acceptent au moyen de bons d’échange. Ces commerçants sont légalement tenus d’accepter parallèlement les billets et pièces en euros qui ont cours légal (Personne ne peut refuser de recevoir des euros en paiement d’une dette libellée en euros, et cela à sa valeur nominale).

Pour autant, la monnaie locale n’est pas une monnaie, au sens traditionnel du terme. En effet, n’ayant pas cours légal, elle peut être refusée à........

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