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Et la banque centrale américaine publia une bombe sur les "méfaits" du capitalisme financier

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22.06.2019

Michel Ruimy : Il est certain que, spontanément, la lecture des chiffres publiés par la banque centrale américaine interpelle. Un système économique qui répartit ses avantages de cette manière est-il compatible avec la vision sensée des Américains de la justice économique ? En outre, cette situation est-elle viable sur le long terme ?

Or, à l’affirmation de la théorie économique classique selon laquelle seules les entreprises créent de la richesse et seule l’économie de marché a su tirer de la misère la plus grande part de l’humanité, répondent une accusation et un constatplus inquiétants : la poursuite de l’intérêt de quelques-uns génère inégalités et violence. Autrement dit, le capitalisme est en train de détruire la planète.La répartition de la richesse aux États-Unis telle que présentée ne peut être satisfaisante. Elle est, donc, a priori injuste et encore moins viable.

Mais, de manière générale concernant le capitalisme, prétendre marier les notions de « justice » et de « viabilité » relève d’une confusion entre deux ordres différents et ne permet pas de répondre aux problèmes soulevés par les dérives contemporaines de l’économie. Le capitalisme n’est nimoral, ni immoral. Il est a-moral dansle sens où la morale est intrinsèquement étrangère à l’ordre économique.

Par conséquent, si nous désirons que la morale s’exerce sur la société capitaliste, ce n’est ni de l’économie, ni du capitalisme qu’elle pourra émerger car faire du profit fait partie des finalités de l’entreprise. Mais, s’il s’agit de sa finalité majeure mais ce n’est pas obligatoirement la seule ! Si la vocation de l’entreprise est bien de générer du profit, il ne faut pas........

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