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L’enracinement civilisationnel ravivé par l’incendie de Notre-Dame éclairera-t-il les débats bioéthiques à venir ?

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19.04.2019

Nous mesurons la fragilité d’un édifice qui a pourtant traversé le temps et résisté à bien des outrages. La flèche est tombée mais le socle demeure. Puisse cet enracinement civilisationnel éclairer les débats bioéthiques qui vont s’ouvrir pour que la dignité de la personne humaine soit préservée.

Quel que soit le nombre de députés LREM, la majorité gouvernementale ne peut interdire par un vote à l’Assemblée Nationale que s’exerce la loi de la gravitation. Pas plus qu’elle ne peut nier cette réalité charnelle, simple, naturelle, qu’un enfant naît d’une mère et d’un père. Quand des circonstances douloureuses séparent un enfant de sa mère et que, pour lui offrir la chance de vivre, elle le confie à l’adoption, cette filiation juridique vient donner des parents à un enfant.

Cela n’a rien à voir avec cette pseudo-filiation qui veut offrir à prix fort à des “parents d’intention” un enfant, né d’un contrat de GPA à l’étranger. Dans le droit français, hérité du droit romain, “Mater semper certa est”. L’identité de la mère est toujours certaine. Dans le cas d’une gestation pour autrui (GPA), la mère de fait, qui est aussi la mère légale, abandonne pourtant ses droits et ce statut maternel au profit de ceux qui ont commandé le bébé. Elle disparaît au bénéfice d’une “mère d’intention” ou d’un père, parfois même de deux pères dont l’un est biologique, et l’autre “d’intention”. Cette filiation artificielle est reconnue dans le pays de naissance de l’enfant dans lequel la GPA est autorisée et a permis la signature du contrat marchand. Au regard du droit français, un tel contrat est nul, il n’existe pas, puisque la GPA est interdite. De ce fait, la filiation d’intention créée par ce contrat n’a aucune existence légale.

Permettre la retranscription en France de l’état civil d’enfants nés à l’étranger par mère porteuse et autoriser le législateur à les remplacer par des “parents........

© atlantico