Comme ce journal n’a pas de journaliste compétent pour traiter cette délicate matière, il a fait appel à une sociologue, Mme Marsolier. Elle fait référence car elle a écrit un livre, Le mépris des bêtes, édité par les prestigieuses Presses universitaires de France.

Elle est sociologue donc certainement payée par le CNRS avec nos impôts. C’est donc ça qu’on appelle sociologue. Une science qui est tombée bien bas.

Mme Marsolier évoque une multitude d’expressions péjoratives concernant les animaux. Poule mouillée; têtu comme une mule; un temps de chien; il n’y a pas de quoi fouetter un chat; il faut noyer le poisson.

Elle y voit une stigmatisation insupportable, « une violence symbolique » qui, selon elle, peut en entraîner d’autres. En effet, des brutes qui s’expriment ainsi peuvent avoir tendance à fouetter leur chat quand il pleut, ou à battre leur chien quand elles sont de mauvaise humeur.

Pour cette démonstration, elle n’a retenu que les expressions péjoratives. Pourtant il y en a de sympathiques : copains comme cochons; chanter comme un pinson. Mais cela, Mme Marsolier n’en parle pas. En tant que juge d’instruction, elle instruit seulement à charge.

Nous attirons son attention sur le fait que, dépourvus d’humanité, il nous arrive de tuer des animaux et même de les manger. Si elle avait lu les Fables de La Fontaine, elle se serait avisée qu’il y a dedans un renard rusé (c’est positif) et un corbeau con (ce qui est négatif).

QOSHE - Le Monde s’inquiète de la souffrance lexicale des animaux - Benoît Rayski
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Le Monde s’inquiète de la souffrance lexicale des animaux

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06.12.2023

Comme ce journal n’a pas de journaliste compétent pour traiter cette délicate matière, il a fait appel à une sociologue, Mme Marsolier. Elle fait référence car elle a écrit un livre, Le mépris des bêtes, édité par les prestigieuses Presses universitaires de France.

Elle est sociologue donc certainement payée par le CNRS avec nos impôts. C’est donc ça........

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