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Ces points de clivages obsessionnels qui mettent la résilience démocratique française à rude épreuve

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25.10.2019

La guerre civile est annoncée en France par des oiseaux de mauvaise augure. A en juger par l’état réel du débat public, on peut penser qu’elle ne figure plus seulement par les hypothèses farfelues, mais que les esprits sont suffisamment échauffés et clivés pour s’affronter durement.

L’un des points de fixation et de clivage tient à ce que la vulgate appelle « le néo-libéralisme » accusé d’être la source de tous les maux. Ce néo-libéralisme désigne alternativement les méfaits du capitalisme de connivence qui fleurit un peu partout dans le monde et les mesures prises pour lutter contre ceux-ci. Il est mis à toutes les sauces, jusqu’au point de ne plus vouloir rien dire.

Par exemple, l’état de guerre civile qui existe désormais en Equateur est attribué au « néo-libéralisme », à l’identique des événements chiliens. Pourtant, en Equateur, les émeutes sont parties d’une hausse du prix de l’essence, jusque-là fortement subventionné par l’Etat… pour le plus grand bénéfice des plus riches dans le pays. Parallèlement, au Chili, les émeutes ont eu une augmentation du prix du ticket de métro comme élément déclencheur. L’augmentation du coût d’un service public paraît peu liée au libéralisme…

Dans le cas de l’Equateur, le gouvernement se réclame de la gauche. Au Chili, il est ouvertement conservateur. Dans les deux pays, la colère éclate parce que l’Etat augmente, d’une façon ou d’une autre, la cherté de la vie. Les mouvements sociaux partent donc d’une réaction l’impôt (on dira la même chose des événements en........

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