A Nîmes, les quartiers populaires coincés entre surenchère sécuritaire et abandon social

A Valdegour-Pissevin, le plus grand quartier prioritaire de la politique de la ville de Nîmes, les violences liées au trafic de drogue et leur répression masquent le recul des moyens socio-éducatifs.

Fusillades, morts, descentes de police, vastes opérations de contrôle... Depuis quelques années, les quartiers populaires de Valdegour et Pissevin sont sous le feu des projecteurs, entre violences des trafiquants de drogues et surenchère répressive. Mais les interventions de la brigade anti-criminalité et des CRS, ou encore le couvre-feu imposé l'été dernier aux moins de 16 ans non accompagnés, ont jusqu’ici eu peu d’effets.

« Il y a un flux et un reflux : on voit les forces de l'ordre pendant quelques jours, puis elles partent et les points de deal se réinstallent à la vue de tous », témoigne un acteur associatif.

Quant au couvre-feu, déplore-t-il, « c'est un aveu d'échec parce qu'il réduit les libertés et que c'est un problème de ne pouvoir sortir de chez soi quand il fait plus de 40 degrés...

Fusillades, morts, descentes de police, vastes opérations de contrôle... Depuis quelques années, les quartiers populaires de Valdegour et Pissevin sont sous le feu des projecteurs, entre violences des trafiquants de drogues et surenchère répressive. Mais les interventions de la brigade anti-criminalité et des CRS, ou encore le couvre-feu imposé l’été dernier aux moins de 16 ans non accompagnés, ont jusqu’ici eu peu........

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