Mutuelle obligatoire dans l’Education nationale : la grande confusion |
Trop chère pour des garanties trop faibles : les critiques montent contre la complémentaire santé MGEN-CNP, obligatoire dès 2026 pour les enseignants. Avalisée par six syndicats, elle semble pourtant plutôt avantageuse.
« A compter du 1er mai 2026, les agents de l’Education nationale seront obligés d’adhérer à la mutuelle MGEN. Ils perdent donc la liberté de choix pour une couverture souvent moins avantageuse et plus coûteuse », a déclaré le député LFI Paul Vannier le 15 novembre en lançant un appel à témoignages d’agents qui se sentent lésés par cette réforme.
Le 26 novembre, il précisait ses griefs en interpellant le ministre de l’Education nationale Edouard Geffray à l’Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement...
« A compter du 1er mai 2026, les agents de l’Education nationale seront obligés d’adhérer à la mutuelle MGEN. Ils perdent donc la liberté de choix pour une couverture souvent moins avantageuse et plus coûteuse », a déclaré le député LFI Paul Vannier le 15 novembre en lançant un appel à témoignages d’agents qui se sentent lésés par cette réforme.
Le 26 novembre, il précisait ses griefs en interpellant le ministre de l’Education nationale Edouard Geffray à l’Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement :
« J’ai reçu près de 3 000 témoignages d’enseignants, accompagnants d’élèves en situation de handicap, personnels administratifs, assistants d’éducation ou retraités. Ils décrivent un véritable scandale, assurait le député du Val-d’Oise. Pour les personnes seules, le surcoût annuel serait de 300 à 900 euros, pour les familles, de 800 à 2 000 euros, le tout pour des garanties inférieures sur l’optique, les soins dentaires, avec la suppression de l’allocation handicap, de l’allocation orphelin et une prévoyance désormais séparée, qui oblige les agents à souscrire une offre supplémentaire pour étendre leur protection. »
Sa demande : que le ministre garantisse la liberté de choix des agents, et renégocie le contrat avec la MGEN. Rien que ça !
Expliquons. Jusqu’à présent, les 1,4 million d’agents des ministères de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative pouvaient souscrire la complémentaire santé de leur choix. S’ils optaient pour un contrat référencé par leur ministère, une partie de leur cotisation (15 euros par mois) était financée par l’employeur1.
A compter du 1er mai 2026, les agents seront effectivement tenus de souscrire le « contrat collectif à adhésion obligatoire » de la MGEN et CNP Assurances. L’employeur finance alors 50 % de la partie « socle » de ce contrat et jusqu’à 5 euros de l’une des deux options éventuellement souscrite en renfort.
La dispense d’adhésion est possible dans certains cas (si l’agent est couvert par la complémentaire santé de son conjoint ou s’il bénéficie de la complémentaire santé solidaire, C2S), mais elle doit être demandée et motivée.
Des critiques........