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Pourquoi le régime iranien tient toujours debout

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02.06.2026

Malgré la guerre, la récession, l’inflation et un chômage en hausse, le régime islamique se maintient en Iran. Il s’appuie sur une répression féroce et la prédation que les Gardiens de la révolution exercent sur l’économie.

« Tout ça pour ça », se désolent beaucoup d’Iraniens. Hirbod Dehghani-Azar, avocat et président de l’association Norouz qui soutient les victimes des violations du droit dans la République islamique, résume un sentiment largement partagé. Depuis le déclenchement de la guerre par les Etats-Unis et Israël, le 28 février, la répression n’a en effet pas cessé de s’exercer contre la population en Iran. Et malgré les promesses de changement formulées par Donald Trump, le régime est encore en place… 

« Tout ça pour ça », se désolent beaucoup d’Iraniens. Hirbod Dehghani-Azar, avocat et président de l’association Norouz qui soutient les victimes des violations du droit dans la République islamique, résume un sentiment largement partagé. Depuis le déclenchement de la guerre par les Etats-Unis et Israël, le 28 février, la répression n’a en effet pas cessé de s’exercer contre la population en Iran. Et malgré les promesses de changement formulées par Donald Trump, le régime est encore en place.

Le cessez-le-feu fragile conclu le 8 avril entre Téhéran et Washington n’a pas immédiatement ouvert le détroit d’Ormuz. Si le passage est désormais plus facile, les Iraniens ont récemment déclaré envisager d’imposer des droits de passage aux opérateurs de câbles sous-marins.

Et les promesses américaines d’aboutir à un accord sur le nucléaire de façon imminente alternent avec de nouveaux bombardements. Mais qui prend les décisions en Iran ? Qui dirige le pays ? Et comment ce pouvoir honni se maintient-il en place ?

Le régime a été décapité dès le début du conflit avec l’assassinat du guide suprême iranien, Ali Khamenei, et de plusieurs autres hauts responsables iraniens. Mais « c’est davantage la population qui est exsangue que le pouvoir », remarque Hirbod Dehghani-Azar, insistant sur le traumatisme causé par les massacres de masse en janvier 2026 perpétrés par des forces de l’ordre qui ont assassiné la population avec des armes de guerre, allant ensuite jusqu’à chercher des opposants présumés dans les hôpitaux pour les achever.

« Le régime est davantage en position de force depuis la guerre puisqu’il a montré qu’il pouvait résister à cette attaque », commente de son côté Thierry Coville, économiste et chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris).

« Le régime est davantage en position de force depuis la guerre puisqu’il a montré qu’il pouvait résister à cette attaque », commente de son côté Thierry Coville, économiste et chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris).

Depuis 1979, on ne cesse de prédire la fin du régime islamique, reconnaît Clément Therme, chargé de cours à l’université Paul Valéry et auteur de Iran Israël. La guerre idéologique de 1979 à nos jours (Tallandier, 2026). Mais plus celui-ci paraît « irréformable », plus il semble « proche de sa fin », au point qu’une « figure politique extérieure........

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