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Pierre-Edouard Stérin et Vincent Bolloré, deux stratégies au service d'un projet réactionnaire

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31.07.2026

Ce sont les deux parrains de l’extrême droite française, croisés de l’antiwokisme et du rétablissement des « valeurs chrétiennes ». Ils mettent tous les deux leurs importants moyens au service de leur projet idéologique : porter au pouvoir en 2027 « l’union des droites », de Zemmour à Retailleau en passant par Le Pen-Bardella. 

On ne peut néanmoins confondre l’un avec l’autre. Comme Stan Laurel était bien différent de Oliver Hardy, Pierre-Edouard Stérin se distingue de Vincent Bolloré, en moins drôle bien entendu. 

Le premier, âgé de 52 ans, est davantage un homme d’affaires qu’un manager d’entreprise. Il commence par accumuler les déboires dans les années 1990. Après avoir démarré dans une salle de marchés de la Société Générale, il a participé à pas moins de 20 projets, tous infructueux. Mais il finit par rencontrer le succès avec les coffrets cadeaux Smartbox. En une vingtaine d’années, grâce à la revente de cette pépite et à d’autres investissements profitables, il amasse une fortune estimée, en 2025, à 1,4 milliard d’euros par le magazine Challenges.

Stérin l’avoue lui-même, il n’est pas dépourvu de contradictions. Malgré ses professions de foi de patriotisme économique, il a basé son fonds Otium Capital en Irlande, pays à l’impôt si doux sur les sociétés, et lui-même réside depuis 2012 en Belgique, paradis fiscal bien connu des rentiers français. De même avait-il promis de déshériter ses cinq enfants au profit d’œuvres « du bien commun ». Hélas, la loi belge (et française) empêcherait ce geste charitable…

Notre paroissien, qui se dit « catholique pratiquant », mais pas « tradi », semble vivre pour une cause, qu’en 2025 il définissait ainsi lors d’une conférence de l’Institut du Bon Pasteur : 

« Contribuer à la promotion du Christ et à la défense et la promotion de la France : plus de bébés de souche européenne baptisés, et pas seulement les bébés. Il faut évangéliser ceux qui ne sont pas catholiques et les anciens catholiques. »

« Contribuer à la promotion du Christ et à la défense et la promotion de la France : plus de bébés de souche européenne baptisés, et pas seulement les bébés. Il faut évangéliser ceux qui ne sont pas catholiques et les anciens catholiques. »

En résumé : « Une France évidemment forte mais aussi enracinée. »

Stérin finance donc les initiatives qui correspondent à ce programme. Le Fonds du bien commun, créé en 2017, pourvoit ainsi des associations comme Talents et foi, SOS Calvaires, le réseau Familya qui cherche à « prévenir les ruptures conjugales » et donc les divorces…, les........

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