Les pompiers sont-ils les grands oubliés du budget ?

Au tour du gouvernement d’éteindre le feu. Après une mobilisation hors-norme pour lutter contre des incendies de forêts historiques de l’été, les pompiers sont en grève depuis le 8 septembre et réclament plus de moyens humains et financiers. Pour savoir si les soldats du feu sont vraiment délaissés par la puissance publique, jetons un œil à leur financement.

Il faut bien distinguer deux volets : d’un côté, le budget des Services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) et de l’autre, le « Programme 161 », budget de la sécurité civile émanant de l’Etat.

A l’exception de Paris et de Marseille, la sécurité civile est donc assurée par les SDIS, majoritairement financés par les départements (56 % du total en 2025), suivis des intercommunalités et des communes. Au total, leurs recettes s’élevaient à 6,1 milliards d’euros en 2025, qui servent en grande majorité aux dépenses de fonctionnement (5,2 milliards), dont 83 % du montant est alloué à la rémunération des pompiers, professionnels ou volontaires.

Et l’Etat dans tout ça ? Mis à part 45 millions d’euros de subventions, ses deniers ne se retrouvent pas directement dans les comptes des SDIS, mais dans le budget du Programme 161. En 2025, il atteignait 830 millions d’euros, ce qui représente donc seulement 13,3 % des financements.

Ce montant est utilisé en grande partie pour l’achat d’équipements (notamment aériens), le fonctionnement de la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC), ou encore la coordination entre les SDIS. Car lorsque des effectifs d’un SDIS opèrent dans un autre département, c’est l’Etat qui rembourse les frais.

Des budgets rattrapés par la hausse........

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