Le ferroviaire est-il en train de dérailler ?

En retard sur ses voisins européens, la France s’est fixée des objectifs ambitieux pour accroître la part du train dans les déplacements. Encore faudrait-il que l’intendance suive.

Le transport ferré est par nature un allié de la transition écologique. Il est efficace énergétiquement pour des raisons de technologie, avec par exemple peu de frottement entre le rail et la roue. Il permet aussi d’importantes économies d’échelle : un seul train de marchandises transporte l’équivalent de 50 poids lourds et un seul TGV embarque jusqu’à 700 passagers.

L’énergie utilisée pour le transport ferré est par ailleurs très souvent électrique, ce qui réduit d’autant plus les émissions, en particulier dans un pays comme la France où… 

Le transport ferré est par nature un allié de la transition écologique. Il est efficace énergétiquement pour des raisons de technologie, avec par exemple peu de frottement entre le rail et la roue. Il permet aussi d’importantes économies d’échelle : un seul train de marchandises transporte l’équivalent de 50 poids lourds et un seul TGV embarque jusqu’à 700 passagers.

L’énergie utilisée pour le transport ferré est par ailleurs très souvent électrique, ce qui réduit d’autant plus les émissions, en particulier dans un pays comme la France où le mix électrique est largement décarboné. C’est donc sans surprise que pour un même poids transporté, un train de marchandises émet 15 fois moins de CO2 qu’un camion et un train de passagers 15 à 30 fois moins qu’une voiture, rappelle la SNCF.

Au vu de ces avantages, le transport ferroviaire est donc un levier clé bien identifié dans les politiques de décarbonation. En France, par exemple, la Stratégie nationale pour le fret ferroviaire vise un quasi-doublement de la part modale : de 10 % en 2019 à 18 % en 2030. Côté passagers, le Secrétariat général à la planification écologique (SGPE) vise une augmentation des passagers-kilomètres de 25 % sur cette même période, tandis que........

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