Contrat d’engagement jeune : un avant-goût du flicage des allocataires du nouveau RSA
Le CEJ, aide destinée aux jeunes, est conditionné à la réalisation de 15 à 20 heures d'activité. Deux études indiquent que le dispositif a alourdi le travail des conseillères et dégradé la relation avec les bénéficiaires.
« Des aides, oui, mais sous conditions », tel était le principe phare de la loi dite pour le « plein-emploi » qui, entrée en vigueur il y a un an presque jour pour jour, conditionne le versement du RSA (revenu de solidarité active) à 15 heures d’activité hebdomadaire. La mesure a suscité beaucoup de critiques, mais on a tendance à oublier que ce mécanisme « d’activation » existait déjà auparavant, avec le contrat d’engagement jeune (CEJ).
Le CEJ, qui concerne actuellement 300 000 jeunes, a en effet été instauré juste après la présidentielle de 2022 dans un contexte politique…
« Des aides, oui, mais sous conditions », tel était le principe phare de la loi dite pour le « plein-emploi » qui, entrée en vigueur il y a un an presque jour pour jour, conditionne le versement du RSA (revenu de solidarité active) à 15 heures d’activité hebdomadaire. La mesure a suscité beaucoup de critiques, mais on a tendance à oublier que ce mécanisme « d’activation » existait déjà auparavant, avec le contrat d’engagement jeune (CEJ).
Le CEJ, qui concerne actuellement 300 000 jeunes, a en effet été instauré juste après la présidentielle de 2022 dans un contexte politique souhaitant « mettre à distance les débats sur le “RSA jeunes” et le soupçon d’“assistanat” », précise une note du Céreq1, produite par cinq chercheurs et........
