Le business en prêts des banques publiques de développement est très majori... |
Regroupées au sein de Finances en commun, les banques publiques de développement (540 environ) se veulent le fer de lance du financement des Objectifs de Développement Durable (ODD). Elles se présentent volontiers comme les acteurs majeurs du financement la lutte contre le changement climatique et la préservation de la biodiversité. Elles se présentent également comme des acteurs majeurs de la solidarité internationale permettant avec un peu de subventions publiques de faire de gros volumes de prêts. Elles n’hésitent pas enfin à mettre en avant leur rôle d’investisseur dans les pays en développement qui mobilise des fonds publics mais arrive également à mobiliser des fonds privés pour le développement comme pour le développement durable. Elles se veulent les nouveaux acteurs d’une solidarité internationale financée à base de prêts, susceptible de prendre le relais d’une solidarité internationale en dons qui seraient en crise.
Or, la réalité de leur activité ne correspond pas complètement à ces affirmations. Les banques publiques de développement, qu’elles soient locales, nationales ou internationales, fonctionnent toujours selon le même mode. Elles lèvent des fonds sur les marchés à des coûts qui sont fonction de la solidité financière de leur actionnaire public, pour les reprêter avec une marge à leur client. Plus la signature de l’État actionnaire de la banque est appréciée par les marchés, plus les ressources dont dispose la banque de développement a un coût faible. Les banques de développement ont donc essentiellement une activité de prêteur et non d’investisseur.
Si ces banques ne disposent d’aucune subvention publique apportée par leur actionnaire public, leur mode de fonctionnement se confond avec le mode de fonctionnement d’une banque privée, qui........