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AKAA: «on met l’Afrique au centre de l’art contemporain»

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09.11.2018

RFI : En 2018, comment définiriez-vous Akaa, ce rendez-vous de l’art contemporain africain devenu incontournable ?

Victoria Mann : On présente des Afriques qui sont ouvertes sur le monde et le monde qui est ouvert sur l’Afrique. On souhaite redessiner une carte de l’art contemporain et on y met l’Afrique au centre. De ce centre, on voit tous les échanges, axes, ouvertures, dialogues qui se créent avec toutes les autres parties du monde. Et notamment avec les parties du Sud global. C’est important d’aller de relations qu’on n’a pas toujours l’habitude de voir et de voir ces nouveaux passages qu’on n’a pas toujours l’habitude d’analyser.

Que voit-on si l’on met l’Afrique au centre de cette carte ?

A Akaa, cette année, par exemple, on voit un artiste sud-coréen, Kyu Sang Lee, qui a vécu et fait ses études en Afrique du Sud et qui est influencé par le surréalisme européen. On voit Marcelo Brodsky, un artiste argentin qui étudie dans son travail les systèmes économiques, sociaux et politiques du Zimbabwe. On voit Susana Pilar, notre artiste de l’installation monumentale qui étudie les flux migratoires au sein même de sa famille et comment ces flux migratoires – qui viennent d’Asie, d’Afrique et du Cuba – construisent sa propre identité. Ce ne sont que trois exemples parmi de nombreux exemples de ces artistes qui, finalement, ne se cantonnent pas à leur nationalité ou leur géographie propre, mais qui s’influencent des mondes qui les entourent et qui sont toujours à la quête de collaborations, de rencontres et d’échanges. C’est cela qui fait la........

© RFI