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Nathan Légaré : loin de l’ombre de Lafrenière

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12.01.2019

MONTRÉAL – Nathan Légaré et Alexis Lafrenière sont de grands inséparables. Ils ont grandi dans le même quartier, à Saint-Eustache, et ont joué sur le même trio du niveau pee-wee jusqu’au midget AAA.

À l’aube de l’âge adulte, leurs liens sont toujours aussi forts. Chacun sur leur rive du fleuve Saint-Laurent, l’un à Baie-Comeau et l’autre à Rimouski, ils continuent d’entretenir leur amitié avec les moyens du bord. « On s’appelle souvent le soir, sur Facetime, raconte Légaré. On prend des nouvelles, on jase un peu. Des fois on joue à NHL pour retrouver la petite chimie qu’on avait sur la patinoire. »

L’été venu, les adversaires hivernaux se retrouvent, en chair et en os. Ils mangent ensemble, s’entraînent ensemble, jouent dans la même ligue pour garder la forme.

« C’est moi son lift parce qu’il n’a pas encore son auto, plaisante Légaré, joint par RDS le jour de son 18e anniversaire. Je pense que je passe plus de temps avec lui qu’avec mes parents. »

Mais même les relations les plus saines ont leurs effets pervers. Pour Légaré, ils se sont manifestés dans l’inévitable jeu des comparaisons dont il a toujours fait l’objet. Dans le bantam AAA, il a amassé 59 points en 33 matchs avec les Seigneurs des Mille-îles. L’année suivante, avec les Vikings de Saint-Eustache, 51 points en 40 matchs. Chaque fois deuxième buteur de son équipe, chaque fois derrière la jeune sensation qu’était déjà Lafrenière.

Chaque fois des murmures qui parvenaient à ses oreilles. Sa réussite, disait-on, n’était que le fruit d’une union avec un talent générationnel et ne survivrait pas à l’inévitable séparation qui les attendait.

« Ça je l’ai souvent entendu, midget et bantam, confirme l’ailier droit du Drakkar. On avait beaucoup de succès et les gens ramenaient toujours ça à Alexis. Mais au repêchage, je pense que Baie-Comeau a vraiment cru en moi. C’est pour ça qu’ils m’ont repêché aussi tôt. Quand je suis arrivé là-bas, j’ai tout de suite voulu prouver que c’était pas juste lui qui me faisait produire. »

À sa deuxième année sur la Côte-Nord, Légaré écrit finalement sa propre histoire. Après une année recrue sous le signe de l’apprentissage, il connaît une éclosion spectaculaire. Depuis le 9 novembre, tous les points qu’il met........

© RDS