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Coup de force, désobéissance civile… 5 questions pour comprendre la crise en Arménie

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02.05.2018

L'Arménie, où des dizaines de milliers de manifestants paralysent ce mercredi 2 mai la capitale après le refus du Parlement de nommer l'opposant Nikol Pachinian Premier ministre, est secouée par une crise politique depuis près de trois semaines.

Cette crise prend ses racines dans une réforme constitutionnelle votée… le 6 décembre 2015 !

Comment expliquer cette crise politique ? Qui est le leader d'opposition qui se dit "prêt à diriger le pays" ? "L'Obs" vous explique toute la situation.

Comment expliquer cette crise politique ?

La crise qui a éclaté en ce mois d'avril 2018, prend ses racines dans une réforme constitutionnelle, votée en décembre 2015 et renforçant les pouvoir du Premier ministre… à partir de 2018. A l'inverse, les pouvoirs du président sont limités à un rôle protocolaire.

Le 11 avril 2018, le Parti républicain au pouvoir annonce que le président sortant Serge Sarkissian, au pouvoir depuis 10 ans et dont le second et dernier mandat vient de se terminer, deviendra - ô surprise ! -… Premier ministre, détenteur réel du pouvoir donc. Armen Sarkissian (sans lien de parenté avec le premier) deviendrait lui président, avec des prérogatives désormais limitées.

Dès le 13 avril, la perspective du maintien au pouvoir de Serge Sarkissian déclenche des manifestations de plusieurs milliers de personnes dans la capitale, Erevan. Le 16, plusieurs dizaines de personnes sont blessées dans des affrontements avec la police, alors qu'elles tentent de se rendre au Parlement et de bloquer les rues, à l'appel du leader de l'opposition Nikol Pachinian.


(SOPHIE RAMIS, KUN TIAN, WILLIAM ICKES / AFP)

Malgré ce mouvement populaire, Serge Sarkissian est élu Premier ministre le 17 avril. A Erevan, 40.000 personnes manifestent, réclamant "l'Arménie sans Serge !". Les manifestations s'enchaînent les jours suivants.

Le 22, une rencontre entre Serge Sarkissian et son principal opposant, Nikol Pachinian, tourne court, le chef du gouvernement dénonçant un "chantage". La crise s'aggrave avec l'interpellation de Pachinian et de deux autres députés d'opposition, accusés d'"avoir violé de manière répétitive et grossière la loi sur les manifestations". Nikol Pachinian est finalement libéré le lendemain. Les manifestations continuent.

Qui est Nikol Pachinian,........

© Le Nouvel Observateur