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J’ai le droit de ne pas boire sans être questionnée sur mon choix

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13.01.2019

Je ne bois pas d'alcool. Je n'ai jamais connu la gueule de bois, et malgré mes origines espagnoles, pays où toute sortie est inévitablement arrosée, je sais m'amuser et même faire la fête jusqu'à 7 heures du matin sans avoir besoin d'un verre. C'est de ma part un choix personnel, que je considère comme plus sain et digne d'être salué.

Pourtant, refuser un verre de vin me vaut toujours des regards curieux, et même des réactions assez perturbantes. Des parfaits inconnus qui affirment que je dois être vraiment barbante aux professionnels des relations publiques capables de demander ouvertement si je suis une alcoolique sobre, tout le monde semble trouver parfaitement normal de mettre sur la sellette une personne qui ne boit pas.

C'est à l'adolescence que j'ai réalisé que pour moi, l'alcool n'en valait vraiment pas la peine. À 14 ans, suite à une infection à Helicobacter pylori, j'ai souffert d'une gastrite sévère qui m'a imposé un régime pauvre en aliments irritants et interdit toute boisson alcoolisée. De ce fait, quand mes amis ont commencé à sortir et à se soûler le week-end, il m'a fallu trouver le moyen de faire partie du groupe tout en préservant ma santé.

Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffingtonpost.fr et consulter tous les témoignages que nous avons publiés.

S'il y a un avantage à se retrouver malade parce qu'un repas préparé par un autre vous a provoqué une intoxication alimentaire, c'est celui-là: je n'ai jamais eu l'occasion de prendre goût à l'alcool.

Pour autant, je ne voulais pas être exclue ni considérée comme une trouble-fête. Si vous croyez avoir connu une adolescence chaotique, imaginez ce que........

© Le Huffington Post