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Séminaristes et étudiants, deux vies en une

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14.09.2017

Le groupe de formation universitaire (GFU), qui permet aux jeunes de mener de front les études et le séminaire, fête samedi 16 septembre ses 50 ans.

Le GFU donne la possibilité de vivre sa vocation tout en ayant une vie étudiante. / CréditFrederic Maigrot/Rea

Quand Maxime Begyn, étudiant en master de philo à Lyon, a rencontré pour la première fois son évêque pour lui faire part de son envie de devenir prêtre, il n’avait que 17 ans. « L’évêque m’a écouté pendant deux heures… J’étais encore au lycée, j’avais ressenti un appel très jeune mais je voulais quand même entreprendre des études profanes. » Quinze jours plus tard, l’évêque le rappelle et lui propose de devenir « GFU ». Un nom de code bien connu dans l’Église de France, pour « Groupe de formation universitaire ».

Ce parcours sur mesure pour les étudiants désirant devenir prêtres sans pour autant abandonner leur cursus est né il y a tout juste cinquante ans, sous les auspices de la Mission de France et des mouvements d’action catholique. « À l’époque, en 1967, le nombre de séminaristes était en chute libre et les évêques avaient décidé de fermer les petits séminaires, raconte le père Emmanuel Goulard, supérieur du séminaire GFU. Le GFU a donc été pensé comme un lieu de discernement et de première formation tout en poursuivant des études universitaires. »

Une spécificité française qui, en un demi-siècle, a fait son petit bonhomme de chemin. S’ils représentaient une centaine de séminaristes quand le père Bruno Cazin, vicaire général du diocèse de Lille et médecin, a bénéficié de ce parcours au début des années 1980, on compte aujourd’hui 17 GFU dans tout le pays, pour quatre à cinq nouvelles entrées chaque année.

Un recrutement plutôt constant ces dernières années,........

© La Croix