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Nouveau revers pour l’oléoduc Keystone XL… et pour Trump

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09.11.2018

Bloqué par Barack Obama au nom de la lutte contre le réchauffement climatique puis relancé par Donald Trump, cet oléoduc vient d’être à nouveau suspendu par la justice.

Long de 1 900 kilomètres, dont 1 450 aux États-Unis, Keystone XL vise à transporter le pétrole canadien des sables bitumineux de l’Alberta (ouest) jusqu’au Nebraska (centre des États-Unis) d’où il pourrait rejoindre les raffineries américaines du golfe du Mexique. / Larry W. Smith/EPA/MaxPPP

Nouveau revirement dans le dossier Keystone XL. Lancée en 2008, la construction de cet oléoduc géant, suspendue par Obama puis relancée par Donald Trump dès sa prise de fonctions, a de nouveau été suspendue, jeudi 8 novembre. Cette fois sur décision d’un juge fédéral du Montana. Un avis rendu public deux jours après les élections de mi-mandat qui constitue un sérieux revers pour le président américain.

Long de 1 900 kilomètres, dont 1 450 aux États-Unis, Keystone XL vise à transporter le pétrole canadien des sables bitumineux de l’Alberta (ouest) jusqu’au Nebraska (centre des États-Unis) d’où il pourrait rejoindre les raffineries américaines du golfe du Mexique. Il devait permettre d’acheminer 830 000 barils par jour à travers l’Alberta, le Montana, le Dakota du Sud, le Nebraska et enfin l’Oklahoma et le Texas.

Cet oléoduc est fermement combattu par les communautés autochtones des territoires qu’il traverse, inquiètes des dégâts environnementaux qu’il pourrait causer.

Comprendre Keystone XL et Dakota Access Pipeline, les deux oléoducs controversés

C’est d’ailleurs en se basant sur une analyse du département d’État américain, qui ne jugeait pas le projet « d’intérêt national pour les États-Unis » au regard des risques afférents, que Barack Obama avait décidé de bloquer la construction de Keystone XL en 2015.

Selon le juge Brian Morris, l’administration Trump a délibérément fait fi de cette analyse au moment d’autoriser la relance du projet d’oléoduc en mars 2017, peu de temps après son arrivée au pouvoir.

« Une agence ne peut pas détourner les yeux d’observations factuelles faites par le passé parce qu’elles ne vont pas dans le sens........

© La Croix